mercredi 12 avril 2017

Euphorbia dendroides

Nous allons partir maintenant à la rencontre d'une divine et étrange plante sauvage de chez nous, ne poussant que sur le pourtour méditerranéen, et particulièrement bien adapté aux longues périodes de sécheresse estivales. 

Euphorbia dendroides photographié au Domaine du Rayol en avril 2017

On l'appelle communément euphorbe arborescente car c'est la seule euphorbe arbustive en France, elle appartient à la famille des EUPHORBIACEAE.

Le nom Euphorbia, viendrait d'Euphorbus, le nom du médecin grec du roi Juba II de Mauritanie (1er siècle avant J.C), qui aurait découvert ses propriétés curatives.

Les euphorbes possèdent des inflorescences particulières que l'on nomme cyathes, et comme toutes les EUPHORBIACEAE ce sont des plantes toxiques, qui possèdent un latex parfois très irritant, donc attention au toucher. Il s'agit aussi d'un genre extrêmement polymorphe (Euphorbe cactiforme, euphorbe arbustive, couvre sol, etc.).

Inflorescence d'une Euphorbia dendroides

Euphorbia dendroides est influencée par le littoral méditerranéen, or on va la retrouver uniquement sur les falaises rocheuses parfois abruptes du littoral varois, Corse, et des alpes maritimes, mais jamais dans les terres (sauf en Corses), car elle moyennement rustiques au froid. C'est un végétal qui a besoin d'un milieu ouvert et ensoleillé pour se développer, or dans les terres ou le milieu se referme tout naturellement sous forme de maquis ou de garrigue, elle disparaît tout naturellement, pour laisser place à une autre végétation plus dense.

Euphorbia dendroides photographié au Cap Lardier


C'est un végétal en France menacé de l’urbanisation sur le littoral méditerranéen, tout comme l'Anthyllis barba-jovis (Barbe de Jupiter) qui sont tous les deux des plantes protégées en France, on va les retrouver dans plusieurs lieux morcelés, ou le conservatoire de littoral y est majoritairement présent.

Anthyllis barba-jovis en fleurs sur le Cap Taillat 


C'est une plante à croissance hivernale, qui redémarre en automne avec l'arrivée de la fraîcheur et de l'humidité, pour ainsi fleurir en fin d'hiver, et terminer son cycle de croissance en début d'été pour rentrer en léthargie tout l'été (dormance estivale) en perdant toutes ces feuilles, qui est une belle stratégies d'adaptation

En culture c'est une plante adaptée aux climats méditerranéens, et au climat atlantique, or elle demande aucun arrosage en période estivale, mais a besoin d'hiver relativement doux pour pouvoir se développer aisément, car elle est rustique à seulement -7°C environ, donc attention.


Euphorbia dendroides en fleurs sur le Cap Lardier 

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Loquay Quentin 

jeudi 6 avril 2017

Calothamnus rupestris

Nous voilà en compagnie d'une adorable plante endémique du continent australien, adapté de manière surprenante aux incendies.

Calothamnus rupestris photographié au Domaine du Rayol en avril 2017 



On l'appelle communément "Mouse ears" (oreille de souris) en référence à la forme de sa fleur, et Calothamnus vient du grec Kalo signifiant beau, et Thamnos désignant arbuste.

C'est un végétal endémique d'Australie, ou l'on pourra le retrouver dans le canton et la banlieue de Perth, à proximité de la franche littoral, sur la partie Est Australien dont la fameuse "Boyagin Rock Nature Reserve" (réserve naturelle). Il pousse tout naturellement dans les affleurements et les coteaux granitiques dans son milieu naturel.

Il appartient à la famille des MYRTACEAE, comme nos Callistemon (rince bouteille) et Melaleuca ( arbre à thé), or c'est une famille fortement représentée en Australie avec 800 différentes espèces, souvent en compagnie de nombreuses PROTEACEAE.

Calothamnus rupestris photographié au Domaine du Rayol en avril 2017 

Calothamnus rupestris est un magnifique et petit arbuste peu courant dans les jardins, offrant un large panel de fleurs d'avril à septembre plutôt généreux. C'est un arbuste d'une envergure d'1 mètre 50 relativement ramifié qui se plaira à mi-ombre ou plein soleil, les feuilles ressemble fortement à des aiguilles de pin, ce qui limite un maximum l'évapotranspiration en plein été.

Gros plan sur les feuilles du Calothamnus rupestris


En culture il faudra faire attention au sol qui devra être de préférence pauvre et caillouteux, car c'est une plante qui fuit tout naturellement les sols riches en matières organiques, qui pourraient la tuer sur du long terme. Il est relativement résistant au gel jusqu'à -8°C ce qui permet de le planter sur la plupart des jardins littoraux français.

C'est un végétal que l'on qualifie de Pyrophile ( aime le feu), car comme le Callistemon il développe des fruits ligneux très solide qui n'éclate qu'avec l’inhibition du feu. Les fruits du Calothamnus rupestris mettent plusieurs années pour arrivés à maturité et reste sur la plante pendant des années, voir des dizaines d'années. Le continent australien connaît régulièrement des incendies naturels qui se créaient tous les 40 à 100 ans bénéfiques pour bon nombre d'espèces, or la plante en elle-même va disparaître mais va libérer de milliers de graines dans la brousse australienne, ou le milieu se sera ouvert et enrichi grâce aux cendres.

Gros plan sur les fruits du Calothamnus rupestris



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Loquay Quentin




jeudi 30 mars 2017

Canarina canariensis



Pour le début du printemps, partons à la découverte d’une pépite botanique provenant tout droit des Iles Canaries, jouant sur l’originalité comme la plupart des végétaux présents sur ces îles.

Canarina canariensis du Domaine du Rayol photographié en mars 2017


Elle est endémique des Iles Canaries, ou elle pousse dans les lisières et forêts de laurisylve qui sont actuellement menacée de la surexploitation (relique de l'âge tertiaire). Elle pousse entre 300 et 1 000 mètres d’altitude bénéficiant des Alizées apportant un vent océanique chargé en humidité, régulier au fil des saisons.

Les îles des Canaries



Elle appartient à la famille des CAMPANULACEAE, or c’est une cousine de nos Campanule mais de forme beaucoup plus exubérante.

Campanule en fleurs !!!



Elle est très bien adaptée à son environnement car elle rentre en léthargie (dormance) l’été grâce à son tubercule qui lui sert de réserve en eau, et de nutriment pendant la mauvaise saison. Elle reprendra son cycle à la fin de l’été comme la plupart des plantes méditerranéennes, pour ainsi croître de jour en jour pour fleurir en fin d’hiver, début de printemps  et rentrer en dormance avant les grosses chaleurs d’été.


C’est une plante grimpante qui aura besoin d’un support pour pouvoir grandir, et ainsi développer avec charme ses grosses clochettes orangées. Le Canarina canariensis a besoin d’une terre relativement profonde pour pouvoir pousser harmonieusement ainsi qu’un sol drainé et frais en période estivale. Attention c’est une plante en pleine croissance l’hiver donc le gel peut être néfaste, malgré que le tubercule résiste à des gels de -5°C, donc méfiance. 

Canarina canariensis en compagnie d'un Pistacia lentiscus qui lui sert de support

C 'est un végétal relativement facile à cultiver chez soi si l'on respecte au maximum le cycle végétatif de celui-ci, qui rentre en dormance en période estivale.

Canarina canariensis dans son ensemble.



Canarina canariensis, gros plan sur son feuillage.

















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Loquay Quentin 

mardi 31 janvier 2017

Lycopodium alpinum


Qui ne connaît pas la montagne et sa richesse floristique !!!

Le genre Lycopodium est l'une de ces plantes dites archaïques, qui dominaient la végétation il y a environ 250 millions d'années.

Lycopodium alpinum photographié en Ecosse en octobre 2016

Les Lycopodium sont bien plus évolués que les mousses mais bien plus primitifs que les fougères, les lycopodes sont apparu en même temps que les Prêles (Equisetum sp) il y a plusieurs millions d'années, avec des formes bien différentes que les 1000 espèces actuellement présentes sur terre.

Les Lycopodium (présent dans l'hémisphère nord et sud) font partie de la famille des LYCOPODIACEAE, dans l'embranchement des lycophytes qui sont d'ailleurs des végétaux dits à ramifications dichotomes.



Lycopodium alpinum photographié en Ecosse en octobre 2016


Lycopodium alpinum a une distribution circumpolaire dans une grande partie du nord de l'hémisphère nord du Canada, nord-ouest des USA en passant par le nord et le centre de l'Europe pour finir en Russie, Chine et Japon.

C'est un indicateur de la toundra alpine et des climats boréaux. Il se trouve dans les montagnes et les landes généralement en compagnie du genre Calluna (voir photo ci-dessous).

Calluna vulgaris photogrpahié aux Pays de Galles en août 2016


En France c'est une plante protégée au niveau national que l'on pourra trouver dans les landes, bois et pelouses de montagne généralement à plus de 1 000 mètres d'altitude exclusivement sur les Vosges, les Pyrénées, les Alpes et le massif Central.





 Les lycopodes sont des végétaux très discrets relativement difficiles  à observer pour des personnes peu éclairées.

Description

Il développe des tiges couchées rampantes, atteignant 60 cm de long, sur lesquelles se dressent des rameaux écailleux verts glauques, dressés et fourchus, hauts de 2 à 10 cm.

L'ensemble évoque un petit rameau de cyprès couché au sol, aux petites feuilles en écailles disposées sur quatre rangs. Certains rameaux dressés sont surmontés d'un à deux épis compacts de sporophylles, dont les écailles portent des sporanges produisant des spores, au rôle dévolu à la reproduction de la plante.

Lycopodium alpinum photographié en Ecosse en octobre 2016

Utilisation

En hydrogéologie, on utilise des spores de lycopodium pour effectuer des traçages dans les systèmes karstiques.


En pyrotechnie, depuis le début de l'âge de pierre, les chamanes utilisaient les spores de lycopodium afin de réaliser des effets pyrotechniques. Aujourd'hui, les cracheurs de feu les substituent volontiers aux liquides inflammables.

En homéopathie son cousin le Lycopodium clavatum (voir photo ci-dessous) plus connu sous le nom de pied de loup ou herbe aux massues. Cette plante est utilisée en phytothérapie et en homéopathie pour traiter les personnes ayant des problèmes de santé en gastro-entérologie, en urologie, en dermatologie, en ORL, ou des troubles du comportement et des troubles du métabolisme. Le Lycopodium clavatum peut être utilisé sous forme de granules, de doses ou d’autres formulations.
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Cracheur de feu !!!

Lycopodium clavatum photographié aux Pays de Galles en septembre 2016


Lycopodium alpinum photographié en Ecosse en octobre 2016


Beinn a'Chrulaiste (Ecosse) vue sur le Ben Nevis le plus haut point de Grande-Bretagne (1345m) photographié en  octobre 2016



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Loquay Quentin 

vendredi 27 janvier 2017

Aloe X 'Donnie'


Connaissez-vous cet époustouflant et minuscule aloès, doté d'une magnifique robe orangée qui s'accentue avec la sécheresse ??? Parfaitement adapté à la culture hors sol autrement dite en pot.

Aloe X 'Donnie' photographié en juin 2016 dans le jardin

Cet aloès est un hybride américain de Kelly Griffin's connu sous le nom officiel Aloe X 'Brigh Star' , il est surtout connu en France sous la synonymie Aloe X 'Donnie' que j'utilise personnellement.

Il appartient comme tous les aloès à la grande famille des Xanthorrhoeacées.


Inflorescence de Aloe X 'Donnie', photographié en mai 2016



En culture il est préférable de le cultiver en pot, car peu rustique, un -2°C suffira pour l'anéantir et qu'il est peu adapté à la culture en pleine terre.

Il reste de petite taille (moins de 20 cm), mais peut former une petite colonie car il rejette énormément. Un des gros avantages est sa générosité floristique eh oui, car il fleurit à plusieurs reprises lors de la saison chaude, malgré une floraison de petite taille et plutôt clairsemée.



Inflorescence de Aloe X 'Donnie', photographié en mai 2016
























Aloe X 'Donnie' photographié en mai 2016 dans le jardin






























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Loquay Quentin 

samedi 21 janvier 2017

Conophytum bilobum


Connaissez-vous, cette mystérieuse et étonnante plante formant un coussin caillouteux sortant tout droit d'un autre monde. C'est la reine du camouflage dans son biotope, où les contraintes environnementales sont nombreuses.


Photographié dans le jardin en novembre 2015


Il est originaire de l'Ouest de l'Afrique du Sud dans le Northern Cape de Wallekraal à Swartpoort à proximité de l'Orange river et du petit Namaqualand à la frontière entre l'Afrique du Sud et la Namibie dont il est absent.

Afficher l'image d'origine
Carte de l'Afrique du Sud

Savez-vous, que dans son biotope il est très difficile de les observer, car ils poussent généralement cachés dans le sable ou dans le quartz ce qui va lui conférer une protection naturelle, quand on connaît la rudesse du climat dans le Namaqualand. 


Namaqualand en fleurs


Cela reste une intrigante plante dans un jardin,  les visiteurs pourront passer à plusieurs reprises sans la voir, hormis si vous arrivez pendant la saison automnale  de somptueuses fleurs pointeront le bout de leur nez 

En culture il est conseillé de cultiver Conophytum bilobum en pot en serre froide ou chauffé car il demande un arrosage régulier en hiver et peu ou pas d'eau pendant la saison estivale. 

Ici dans le jardin, je la cultive depuis trois ans en pleine terre à l'abri sous un aloès ce qui lui pose aucun souci, elle a déjà subi 3 hivers avec des pics à -5°C dans le jardin. Il est situé dans une rocaille ou le substrat minéral est constitué uniquement de sable de rivière de différentes granulométries, donc idéal pour la culture de xérophyte.

J'espère que l'article vous a intéressé !!!



Photographié dans le jardin en novembre 2015

















Photographié dans le jardin en novembre 2016


















Conophytum giftbergense photographié en octobre 2014

















Conophytum minimum




















Conophytum wettsteini


























Loquay Quentin

mardi 27 décembre 2016

Yucca linearifolia

Connaissez-vous cette pépite botanique sortant tout droit des déserts mexicains ???  Peut-être que oui, peut-être que non, ... mais c'est l'un des rares yuccas qui est d'une rare délicatesse au toucher, et d'un raffinement et d'une finesse hors du commun, que dire de mieux !!! alors suivez moi ^^

Yucca linearifolia photographié en décembre 2016 dans le jardin

Les Yuccas appartiennent à la même famille (ASPARAGACEAE), que les Agaves, Dasylirion, Nolina, ou il est relativement proche génétiquement, mais le saviez- vous l'asperge (Asparagus) est lui aussi très proche !!! 

Il était anciennement classé comme une variété de Yucca rostrata (photo ci-dessous), ou il était nommé Yucca rostrata var. linearis, mais actuellement de nombreuses confusions règnent au sein de cette espèce, dans les jardins et pépinières.



Yucca linearifolia photographié en décembre 2016 dans le jardin
Yucca rostrata photographié en décembre 2016 dans le jardin



Yucca linearifolia est endémique du nord-est du Mexique dans la Sierra Madre orientale, et de la Sierra Santa Maria dans les états de Nuevo Léon, et Coahuila. On peut le retrouver entre 1 100 et 1 400 mètres d'altitude, dans les zones désertiques sur du schiste, mais aussi sur dunes calcaires, et les canyons ombragés.

On peut le retrouver en compagnie du Yucca brevifolia, et Agave striata, et bien d'autres espèces succulentes et cactées.


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En rouge répartition du Yucca linearifolia au Mexique



La fécondation des yuccas est uniquement réalisée que par quelques espèces de microlépidoptères vivant en symbiose avec eux (Prodoxus yuccasella et Prodoxus coloradensis entre autres). La femelle de ces papillons transporte dans ses mandibules (non transformées en trompe chez ces papillons primitifs), les grains de pollen d'une fleur vers le pistil d'une autre. En contrepartie, elle dépose quelques œufs à la base de la fleur. Les jeunes chenilles qui en sortiront consommeront une partie des graines. On reste admiratif devant ce donnant-donnant fonctionnant depuis 100 millions d'années! Ces espèces de papillons étant absentes de notre entomofaune, les yuccas cultivés chez nous ne portent jamais de fruit (excepté Yucca aloifolia qui se passe des papillons).

En culture, on peut faire une pollinisation manuelle de préférence avec deux sujets différents pour ainsi remplacer le papillon dans son habitat naturel.



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Prodoxus sp 


Dans un jardin, c'est une plante facile si l'on respecte ces exigences culturales.

C'est un yucca à croissance lente qui réclame une exposition ensoleillée et chaude, avec un drainage optimum pour ainsi éviter le moindre excès d'eau à ces pieds pouvant être fatal. Il est rustique jusqu'à -12°C et beaucoup plus au sec.

Yucca linearifolia peut atteindre les trois mètres de hauteur après de nombreuses années, malgré cela cette espèce de yucca se ramifie plus facilement que beaucoup d’autres espèces, et peut aussi produire des rejets à la base. 

Les feuilles très fines et bleutées de ce Yucca forment une couronne de feuilles presque parfaitement sphérique, et graphique. Elles sont bordées d’une fine marge claire et rugueuse, et se terminent par une aiguille apicale forte et pointue, de couleur foncée. Les feuilles anciennes se dessèchent mais restent accrochées au tronc, protégeant ainsi la plante pendant de nombreuses années de manière naturelle.


J'espère que 'article vous a intéressé !!!

Quentin L. 


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Yucca linearifolia, du Jardin d'oiseaux tropicaux, La Londe-les-Maures, France.






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Yucca linearifolia, du Jardin d'oiseaux tropicaux, La Londe-les-Maures, France.



























































vendredi 16 décembre 2016

Grevillea lanigera


Connaissez-vous cette remarquable plante australienne ?  peut-être que oui, peut-être que non, mais savez- vous qu''elle fait partie des rares plantes, à fleurir presque toute l'année en continu, eh oui !!!


Grevillea lanigera var. Mount. Tamboretha photogrpahié en novembre 2015 


Elle appartient à la famille des PROTEACEAE, qui est l'une des plus présentes sur le continent australien, et qui ont la particularité de possédé pour la plupart des racines dites proteoides (photo ci-dessous).

Pour la petite histoire le nom du genre Grevillea provient du co-fondateur de la Royal horticulural society à Londres, qui s'appelait Charles francis Greville (1749-1809), d'où le nom Grevillea..

Racine d'un Leucospermum cordifolium (PROTEACEAE)


Elle est native d'Australie, au sud-est de l'état de la Nouvelle Galles du Sud à travers l'A.C.T (= Australian Capital Territory), et dans la région de Bathurst jusque dans le Wilsons Promontory sur l'état de Victoria, en passant par le haut pays (Snowy mountains).


Elle pousse habituellement dans les bois d'Eucalyptus mais on peut la retrouver parfois sur les landes côtières.

Carte de l'Australie


En culture la variété la plus utilisée est le Grevillea lanigera var. Mount. Tamboretha qui est bien plus compacte dépassant rarement les 50 centimètres de haut qui a été choisi par sa robustesse, mais ce qui reste étrange c'est que cette variété ne provient pas du Mount Tamboretha dans le Alpine national park en Australie.

Autrement le simple Grevillea lanigera est une espèce variable pouvant atteindre 1.50 mètres en tous sens , faisant des fleurs rose vif, rouge-rose voir crème tirant sur le jaune et le vert. 

Elle est réservée aux régions océaniques et méditerranéennes, car rustique jusqu'à -8 / -10°C au sec, et moindre en cas de forte humidité.

Il est préférable de la planter dans un sol drainant et humifère, dans une situation chaude et ensoleillée. Bien qu'elles apprécient de bons arrosages en été elles supportent très bien les sols pauvres et secs.  La croissance est rapide dans des conditions favorables. 


Grevillea lanigera var. Mount. Tamboretha photogrpahié en novembre 2015


Ici dans le jardin ce Grevillea n'a jamais eu le moindre souci, malgré des températures relativement froides en hiver. Elle possède une floraison continue ce qui en fait un élément incontournable dans le jardin , surtout à l'approche de l'hiver, et de la voir encore en fleurs,  j'adore. 



J'espère que 'article vous a intéressé !!!

Quentin L.

Grevillea lanigera var. Mount. Tamboretha photogrpahié en décembre 2016 























Grevillea lanigera var. Mount. Tamboretha photogrpahié en novembre 2015 




















Grevillea lanigera var. Mount. Tamboretha photogrpahié en décembre 2016 

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